La diffusion Compton décrit la collision d’un photon de haute énergie — généralement un rayon X ou gamma — avec un électron. Le photon repart avec moins d’énergie et une longueur d’onde plus grande. Ce calculateur détermine le décalage, la longueur d’onde diffusée et la perte d’énergie à partir de l’angle, selon la physique qui a valu à Arthur Compton le prix Nobel de physique en 1927.
Fonctionnement du calculateur
Le calculateur applique Δλ = (h/mₑc)(1 − cosθ), formule déduite en traitant la collision photon-électron comme une collision de particules qui conserve énergie et quantité de mouvement, même si le photon n’a pas de masse au repos. La constante h/(mₑc) vaut 2,426×10⁻¹² m (2,426 pm), la longueur d’onde Compton de l’électron. Comme elle ne dépend pas de la longueur d’onde incidente, le décalage Δλ est identique pour tout photon X ou gamma diffusé au même angle ; seule la variation relative dépend de la longueur d’onde initiale.
Une fois Δλ déterminé, la longueur d’onde diffusée s’obtient par λ′ = λ + Δλ. En convertissant les longueurs d’onde initiale et diffusée en énergie avec E = hc/λ, on obtient l’énergie transférée à l’électron sous forme d’énergie cinétique de recul.
Données saisies et leur signification
L’angle de diffusion θ, en degrés, suffit pour déterminer le décalage : de 0° (photon non dévié, aucun décalage) à 180° (retour direct, décalage maximal). La longueur d’onde initiale, en nanomètres, n’est nécessaire que pour calculer la longueur d’onde diffusée et la variation d’énergie ; elle ne change pas Δλ. L’effet est surtout notable pour les photons de courte longueur d’onde et de haute énergie — rayons X (environ 0.01 à 10 nm) et rayons gamma — car le décalage fixe de 2,426 pm représente une part importante de leur longueur d’onde. Pour la lumière visible, longue de plusieurs centaines de nanomètres, il est négligeable.
Limites et cas particuliers
Le calculateur suppose que l’électron cible est libre et initialement au repos, bonne approximation pour les électrons des couches externes frappés par des rayons X ou gamma dont l’énergie dépasse largement l’énergie de liaison. Pour des électrons internes fortement liés ou des photons de très basse énergie, la liaison modifie le résultat et un traitement quantique complet est requis. La formule ne tient pas compte des diffusions multiples, de l’élargissement Doppler lié à la distribution initiale des quantités de mouvement des électrons ni d’autres effets relativistes au-delà de la conservation simple de l’énergie et de la quantité de mouvement. L’angle doit être compris entre 0° et 180°.