Archimède aurait découvert la poussée d’Archimède dans sa baignoire il y a plus de 2,200 ans, et le même principe explique encore aussi bien pourquoi un canard en caoutchouc flotte que pourquoi un cargo de 200,000 tons ne coule pas. Ce calculateur applique une seule formule — la poussée d’Archimède est égale au poids du fluide déplacé — à trois questions du quotidien : quelle poussée exerce un volume immergé, un objet flotte-t-il ou coule-t-il, et quelle part d’un objet flottant reste sous l’eau ?

Fonctionnement du calculateur de flottabilité

Tous les calculs reposent ici sur le principe d’Archimède : Fb = ρfluid × V × g. L’onglet « Poussée d’Archimède » insère directement la masse volumique du fluide et le volume déplacé dans cette formule. L’onglet « Flotte ou coule » ignore entièrement le volume et la pesanteur : ces termes s’annulent lorsqu’on compare un objet au fluide qui l’entoure, de sorte que seul le rapport des masses volumiques détermine le résultat. L’onglet « Fraction immergée » utilise ce même rapport pour déterminer le point d’équilibre où le poids de l’objet flottant compense exactement la poussée exercée sur sa partie immergée.

Les données saisies et leur signification

La masse volumique du fluide (kg/m³) décrit le liquide ou le gaz dans lequel se trouve l’objet : eau douce (1000), eau de mer (1025, plus dense en raison du sel dissous) ou fluide spécialisé tel que le mercure (13,546), utilisé en laboratoire. Le volume déplacé (m³) correspond à la partie immergée de l’objet, pas nécessairement à son volume total : un objet qui flotte partiellement ne déplace que la partie située sous l’eau. La masse volumique de l’objet, si vous la renseignez, est sa masse divisée par son volume total. Pour déterminer celle d’un objet inconnu, pesez-le et mesurez son volume (ou utilisez la méthode du déplacement d’eau : immergez-le et mesurez la hausse du niveau d’eau).

Limites et cas particuliers

Ce calculateur suppose un fluide uniforme de masse volumique constante et un objet rigide qui ne se déforme pas et n’absorbe pas le fluide. En réalité, la masse volumique de l’eau de mer varie selon la température et la salinité, et les matériaux poreux comme certains bois peuvent s’imbiber lentement et changer de masse volumique au fil du temps. Le calcul réduit également la flottaison à une simple comparaison de masses volumiques ; la stabilité réelle d’un objet flottant (par exemple, le risque de chavirement d’un navire) dépend aussi de sa forme et de son centre de masse. C’est une question d’ingénierie distincte de la simple flottaison. Pour des applications dépassant une estimation rapide — architecture navale ou conception de cuves industrielles, par exemple — consultez un ingénieur.