La torsion intervient dès qu’un arbre, un essieu ou une barre transmet un effort de rotation : arbres de transmission, arbres moteurs, fixations boulonnées soumises au serrage ou ressorts de torsion. Ce calculateur détermine les deux valeurs que les ingénieurs vérifient en premier : la contrainte de cisaillement à la surface de l’arbre et son angle de torsion sous charge.

Fonctionnement du calculateur de torsion

Le calculateur détermine d’abord le moment quadratique polaire J de la section circulaire choisie : J = πd⁴/32 pour un arbre plein, ou J = π(D⁴−d⁴)/32 pour un tube creux, où le moment quadratique du cercle intérieur manquant est soustrait de celui du cercle extérieur. À partir de J, il calcule la contrainte de cisaillement en torsion τ = Tr/J à la surface (r est le rayon extérieur, où la contrainte est maximale) et l’angle de torsion θ = TL/(GJ) sur la longueur saisie. Les deux formules supposent un arbre droit, de section circulaire uniforme, soumis à une torsion pure : c’est la théorie élastique classique pour les arbres ronds, essieux et barres de torsion.

Paramètres et signification

Les diamètres se saisissent en millimètres, le couple en newtons-mètres, la longueur de l’arbre en mètres et le module de cisaillement en gigapascals. Le calculateur convertit les unités en interne pour exprimer la contrainte de cisaillement en mégapascals (MPa) et l’angle de torsion en radians et en degrés. Le diamètre a le plus grand effet sur les deux résultats, car il intervient à la puissance quatre dans le moment quadratique polaire : diviser le diamètre par deux multiplie approximativement la contrainte et la torsion par seize pour un même couple. Le module de cisaillement dépend du matériau : sous la même charge, l’acier (environ 79–81 GPa) se tord beaucoup moins que l’aluminium (environ 26 GPa) ou les plastiques. Pour un arbre dont la rigidité est critique, le choix du matériau compte donc autant que la géométrie.

Limites et cas particuliers

Ce calculateur traite la torsion pure d’un arbre droit et circulaire (plein ou creux) de section uniforme, dans le domaine élastique. Il ne tient pas compte de la combinaison flexion-torsion, des concentrations de contraintes au niveau des rainures de clavette, épaulements ou trous, des sections non circulaires (qui nécessitent une constante de torsion dépendant de leur forme), ni du flambement des tubes à paroi mince sous torsion. Pour un arbre creux, gardez une épaisseur de paroi raisonnable par rapport au diamètre : un tube très mince peut flamber localement avant d’atteindre la contrainte de cisaillement prévue par cette formule. Comparez toujours la contrainte calculée à la limite d’élasticité en cisaillement du matériau (environ 0.5–0.6 fois sa limite d’élasticité en traction pour les métaux ductiles) en appliquant un coefficient de sécurité approprié. Pour toute conception d’arbre porteur, faites vérifier le calcul par un ingénieur qualifié.