La contrainte circonférentielle est le paramètre le plus important dans la conception d’un récipient sous pression : c’est celui qui risque le plus de provoquer la défaillance d’un cylindre à paroi mince. Ce calculateur détermine les contraintes circonférentielle et longitudinale à partir de la pression, du rayon et de l’épaisseur, et peut aussi calculer l’épaisseur ou la pression requise.

Fonctionnement de la contrainte circonférentielle

Lorsqu’un fluide ou un gaz pousse contre l’intérieur d’un récipient cylindrique, sa paroi résiste simultanément dans deux directions : autour de sa circonférence (contrainte circonférentielle, sigma_h = Pr/t) et le long de son axe (contrainte longitudinale, sigma_l = Pr/2t). À pression, rayon et épaisseur identiques, la contrainte circonférentielle est toujours exactement deux fois plus élevée. Les ingénieurs la vérifient donc en premier pour dimensionner une paroi ou contrôler une marge de sécurité. Ces deux formules supposent un cylindre à paroi mince soumis à une pression uniforme, sans charge extérieure telle que la flexion ou la fatigue.

Valeurs saisies et leur signification

La pression interne (P) est la pression manométrique du contenu, en mégapascals. Le rayon (r) est le rayon intérieur du cylindre en millimètres ; utiliser le rayon extérieur entraîne une légère surestimation prévisible de la contrainte. L’épaisseur de paroi (t) doit être strictement supérieure à zéro ; le calculateur bloque une valeur t = 0 au lieu de diviser par zéro. Comme la formule est un simple rapport, doubler la pression ou le rayon double la contrainte, tandis que doubler l’épaisseur la divise par deux.

Limites et cas particuliers

Ces formules ne s’appliquent qu’aux parois minces, généralement lorsque t < r/10. Les cylindres à paroi épaisse nécessitent les équations de Lamé, que ce calculateur ne traite pas ; un avertissement apparaît lorsque le rapport est dépassé. Le calculateur ne tient pas non plus compte des concentrations de contrainte au niveau des tubulures, soudures ou fonds, des surépaisseurs de corrosion, des effets de température ni de la fatigue due aux cycles de pression répétés. Une étude mécanique complète doit prendre en compte ces facteurs avant de valider une épaisseur de paroi.