La dissolution d’une substance dans un liquide élève son point d’ébullition : un effet faible, mais mesurable, appelé élévation du point d’ébullition. C’est l’une des quatre propriétés colligatives, qui dépendent uniquement du nombre de particules dissoutes et non de leur nature. Ce calculateur applique la formule standard ΔTb = i·Kb·m pour déterminer l’élévation et le point d’ébullition obtenu pour toute combinaison de soluté et de solvant.

Fonctionnement de la formule

L’ajout de particules de soluté à un solvant abaisse sa pression de vapeur à une température donnée, car ces particules occupent une partie de la surface où les molécules de solvant pourraient autrement s’évaporer. Un liquide bout lorsque sa pression de vapeur atteint la pression atmosphérique environnante. Une solution dont la pression de vapeur est plus faible doit donc atteindre une température plus élevée pour parvenir à ce seuil : d’où l’élévation.

La relation ΔTb = i·Kb·m décrit précisément cet effet : plus le nombre de particules dissoutes est élevé (i ou m augmente), plus la pression de vapeur diminue et plus l’élévation est importante. La constante de proportionnalité Kb est mesurée expérimentalement pour chaque solvant ; elle tient compte de sa masse molaire et de son enthalpie de vaporisation.

Données saisies et signification

La molalité (m) est utilisée plutôt que la molarité, car elle ne varie pas avec la température : la masse du solvant reste fixe même si le volume de la solution change légèrement sous l’effet de la chaleur. Le facteur de van ’t Hoff (i) est la valeur la plus souvent mal comprise : il ne représente pas le nombre d’atomes du soluté, mais le nombre de particules indépendantes formées en solution. Le sucre de table (saccharose) reste intact, donc i=1 ; le sel de table se sépare en deux ions, donc i=2. Kb dépend du solvant. La valeur de 0.512 °C·kg/mol pour l’eau mérite d’être retenue, car elle apparaît dans presque tous les exercices de manuel.

Limites et cas particuliers

Le facteur de van ’t Hoff idéal suppose une dissociation complète, ce qui est valable pour les solutions diluées, mais moins à mesure que la concentration augmente : les ions commencent à se réassocier, et le facteur i effectif passe sous sa valeur entière idéale. Pour les calculs précis à forte concentration, utilisez une valeur de i mesurée expérimentalement plutôt que la valeur théorique. La formule suppose également que le soluté est non volatil (il ne s’évapore pas lui-même et ne contribue pas à la pression de vapeur). Ce modèle simple ne convient pas aux solutés volatils comme l’alcool dans l’eau ; il faut alors utiliser la loi de Raoult pour les mélanges de composés volatils.