Le rapport protéines/créatinine (RPC) compare les concentrations de protéines urinaires et de créatinine urinaires mesurées dans un seul échantillon ponctuel. Il permet d’estimer l’excrétion protéique sur 24 heures sans collecte chronométrée. Ce calculateur établit le rapport et le classe dans une plage normale, de protéinurie ou néphrotique.
Fonctionnement du rapport protéines/créatinine
Le RPC correspond simplement aux protéines urinaires divisées par la créatinine urinaire, toutes deux mesurées en mg/dL dans le même échantillon ponctuel : RPC = protéines ÷ créatinine. Les unités s’annulent ; le rapport obtenu en g/g estime étroitement l’excrétion de protéines urinaires sur 24 heures, en grammes par jour, car l’excrétion de créatinine reste relativement constante au cours de la journée pour une même personne.
Un RPC inférieur à 0.2 g/g est considéré comme normal. Les valeurs de 0.2 à 3.5 g/g indiquent une protéinurie ; à partir de 3.5 g/g, elle atteint la plage néphrotique, seuil historiquement associé au syndrome néphrotique.
Mesures et signification
Les protéines urinaires (mg/dL) correspondent à la concentration totale de protéines mesurée dans un échantillon d’urine ponctuel. La créatinine urinaire (mg/dL) est la concentration de créatinine dans ce même échantillon ; elle sert de référence interne, car son excrétion varie peu au cours de la journée.
Les deux valeurs doivent provenir du même échantillon : associer les protéines d’un prélèvement à la créatinine d’un autre donne un rapport dépourvu de sens.
Limites et cas particuliers
Le RPC est un outil de dépistage et d’estimation, et non un diagnostic. Une urine très diluée (par exemple, après une forte consommation de liquide) ou très concentrée (par exemple en cas de déshydratation) peut éloigner le rapport de la valeur réelle sur 24 heures, même si l’excrétion protéique sous-jacente n’a pas changé. Contrairement au rapport albumine/créatinine (RAC, appelé ACR en anglais), le RPC ne distingue pas les protéinuries glomérulaires des protéinuries tubulaires. Un RPC élevé isolé justifie une confirmation — par un nouvel échantillon ponctuel ou une collecte d’urine sur 24 heures — plutôt qu’un diagnostic immédiat.