Le rapport neutrophiles/lymphocytes (NLR) est un rapport simple calculé à partir d’analyses biologiques : le nombre absolu de neutrophiles divisé par le nombre absolu de lymphocytes. Il sert de marqueur général de l’inflammation systémique. Ce calculateur établit le NLR directement à partir de l’ANC et de l’ALC, ou déduit ces numérations du nombre total de leucocytes (WBC) et des pourcentages de la formule leucocytaire.

Fonctionnement du rapport neutrophiles/lymphocytes

Le NLR réunit en une seule valeur deux composantes du système immunitaire : les neutrophiles (immunité innée, premiers intervenants en cas de stress aigu, de lésion ou d’infection) au numérateur, et les lymphocytes (immunité adaptative) au dénominateur. Lors d’une réponse inflammatoire ou liée au stress aigu, le nombre de neutrophiles tend à augmenter tandis que celui des lymphocytes tend à diminuer ; le rapport augmente donc plus rapidement que chacune des deux numérations prise séparément.

NLR = ANC ÷ ALC, les deux numérations étant des valeurs absolues en cellules/µL. Le NLR a été étudié dans de nombreux contextes — gravité des infections, sepsis, maladies cardiovasculaires, stress chirurgical et oncologie — comme marqueur peu coûteux et largement disponible, calculé à partir d’une numération formule sanguine courante.

Signification des données saisies

L’ANC (nombre absolu de neutrophiles) et l’ALC (nombre absolu de lymphocytes) figurent directement sur la plupart des bilans de numération formule sanguine, en cellules/µL.

Si votre compte rendu indique plutôt le nombre total de leucocytes (WBC) (généralement en ×10³/µL) et les valeurs de la formule leucocytaire en pourcentage, utilisez l’onglet À partir des numérations : l’ANC et l’ALC sont calculés en multipliant le nombre de leucocytes par chaque pourcentage, puis le NLR est calculé à partir des numérations obtenues.

Limites et cas particuliers

Le NLR est un marqueur général et non spécifique ; il ne permet pas de diagnostiquer une maladie particulière. Les seuils publiés pour un NLR « élevé » varient beaucoup — d’environ 3 à plus de 5, voire davantage — selon la population et la maladie étudiées ; il n’existe pas de seuil universel unique. Les médicaments, l’exercice récent, le stress aigu, la prise de corticostéroïdes et de nombreuses maladies aiguës ou chroniques peuvent modifier les numérations de neutrophiles et de lymphocytes indépendamment de la maladie évaluée. Un résultat isolé doit être rapproché du contexte clinique et, le cas échéant, suivi dans le temps ; il ne doit pas être interprété seul comme un diagnostic.