Une fois les plaques de plâtre posées, les murs à ossature bois paraissent simples, mais la disposition des montants obéit à des règles de construction précises. L’espacement des montants des murs porteurs, les dimensions des linteaux, les assemblages de poteaux d’angle et les dimensions des ouvertures brutes influent sur la résistance de la structure et le respect du code. Calculer les quantités avant de commander le bois évite un déplacement supplémentaire chez le fournisseur et facilite l’inspection de l’ossature.

Murs porteurs et cloisons non porteuses

Les murs porteurs reprennent les charges de la structure située au-dessus — solives de plancher, chevrons de toiture ou étage supérieur — et les transmettent aux fondations. Les murs non porteurs, ou cloisons, séparent simplement les espaces et ne portent que leur propre poids. Cette distinction est importante : les murs porteurs nécessitent une double lisse haute, des linteaux plus grands au-dessus des ouvertures et une continuité d’un étage à l’autre. Couper un montant porteur sans étaiement temporaire adapté peut provoquer immédiatement une déformation de la structure.

Pour repérer les murs porteurs, observez la direction des solives : les murs perpendiculaires aux solives sont généralement porteurs. Les murs extérieurs le sont presque toujours. Les murs intérieurs parallèles à la ligne de faîtage ou situés au milieu de la portée du bâtiment le sont souvent aussi. En cas de doute, considérez le mur comme porteur : des linteaux légèrement plus grands et des lisses doublées coûtent peu, mais offrent une marge de sécurité importante. Dans ce calculateur, les règles des murs porteurs s’appliquent par défaut lorsque vous choisissez « porteur extérieur » ou « porteur intérieur ».

Dimensionnement des linteaux au-dessus des ouvertures

Chaque ouverture de porte ou de fenêtre dans un mur porteur nécessite un linteau pour reprendre la charge que les montants supprimés auraient supportée. Ses dimensions dépendent de la portée (largeur de l’ouverture brute), du type de mur et de la charge au-dessus. L’IRC fournit des tableaux de portée (tableau R602.7) indiquant les dimensions minimales pour les configurations courantes. Pour une ouverture de 3 pi dans un mur extérieur porteur, deux pièces de 2×6 sont courantes ; une ouverture de 6 pi nécessite généralement deux pièces de 2×10 ou une poutre en LVL d’ingénierie.

Dans les cloisons non porteuses, un linteau léger composé de montants courts suffit souvent — parfois une pièce de 2×4 posée à plat au-dessus de l’ouverture — puisqu’aucune charge structurelle n’est transmise. Un linteau pleine hauteur dans une cloison non porteuse gaspille du bois, sans nuire à la structure. En cas de doute, choisissez un linteau plus grand : le coût supplémentaire d’une ou deux pièces de bois est minime comparé à celui d’une inspection refusée ou d’une réparation structurelle ultérieure.

Poteaux d’angle et appuis

Un angle simple composé de deux montants n’offre pas de surface de clouage pour la plaque de plâtre sur le retour intérieur. La solution standard est un poteau d’angle californien à trois montants : un montant supplémentaire, légèrement en retrait de la face de l’angle, crée un appui pour le bord de la plaque du mur perpendiculaire. Ce calculateur ajoute deux montants par angle pour l’assemblage du poteau et deux montants par intersection en T pour l’appui derrière le mur qui rejoint l’autre.

Certains charpentiers utilisent des clips pour plaques de plâtre ou des équerres d’appui métalliques à la place du bois supplémentaire, ce qui réduit légèrement le coût des matériaux. Cependant, l’angle à trois montants est plus rapide à construire, ne nécessite pas de ferrure spéciale et fournit un appui solide aux étagères et aux accessoires muraux. Si le coût du bois est un facteur important, l’espacement de 24 po d’axe en axe réduit d’environ 25 % le nombre de montants courants par rapport à l’espacement de 16 po : l’économie dépasse celle obtenue en supprimant les montants d’angle.